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"Moi je m'appelle Alice", c'était comment Anita ?

« Moi, je m’appelle Alice » d’après Sophie Balastre

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Par le Theta-Théâtre de Nicole Martinez  –  du 16 au 19 février 2013 au THBM

 

« Bewegende Familienchronik einer armenischen Einwanderfamilie »

 

C’était émouvant mais aussi d’un comique tendre et portant à la réflexion.

Une phrase m’a vraiment frappée : « …et tu n’as pas idée de tout le sang que peut boire une terre ».

Orphelin par manque de parents ou orphelin par manque de racines, depuis des générations l’immigré doit suivre le « troupeau », aller d’un pays à l’autre et pour cette famille d’Arméniens : arriver en France, LA Belle France, même s’il faut partir en guerre pour cette France, subir des atteintes à sa dignité et survivre avec n’importe quel travail. Très belle et symbolique la scène du balayeur à l’usine Renault, dans la main son balai et sur les lèvres un air de La Traviata.

Nous voyons défiler trois générations avec des moyens de mise en scène et un nombre d’acteurs réduits : un claquement des mains, un nouveau chapeau, une veste vite enfilée. De nouveaux membres de la famille apparaissent et avec eux de nouveaux destins.

La mise en scène très convaincante de Nicole Martinez  nous transporte sans problème d’une génération à l’autre. Ses comédien(ne)s aussi : Margo Thierry  joue une Alice, espiègle, entraînante, à la recherche de sa propre identité ; Christiane Weiler très touchante et authentique dans plusieurs rôles (son tout petit accent allemand aussi est très touchant), et Thierry Fasquel toujours très emphatique (provoquant ainsi un contraste assez amusant avec les actrices), mime l’enfant, l’adolescent, le jeune mari, le grand-père…

 

Moi, je m’appelle Anita et je dis MERCI à Nicole Martinez et à toute sa Compagnie, « Amateurs » dans le sens de « Passionnés », ainsi qu’à toute l’équipe de la technique et surtitres, et à Jérôme Martinez toujours compétent et fidèle au poste.

Merci aussi à Nicole d’être fidèle à la Ménagerie et au THBM, deux adresses importantes pour la scène de théâtre francophone à Berlin.

 

J’espère que les quatre représentations ont été vues par un public ravi de cette possibilité de voir et entendre du théâtre en français et touché par cette chronique d’un passé toujours actuel.

 

 

Anita

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