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"La Nuit des Rois", c'était comment Anita?

« La Nuit des Rois ou Ce que vous voudrez » d'après W. Shakespeare

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par la Compagnie « Les Derfflingueurs »

mise en scène Pascale Berger

les 5, 6 et 7 mai 2013 au Kulturzentrum Weisse Rose

 

J’ai tout de même eu des doutes en sortant de la première. Ma mémoire me trompait-elle ?

Y’avait-il autant de déguisements en dehors de Viola en homme, autant de quiproquos de personnes dans l’original ? Eh bien non, je ne m’étais pas trompée. C’était « simplement » encore un coup génial de mise en scène de Pascale Berger. Dans Hilda, elle avait réussi à faire jouer 13 comédiens pour seulement 3 personnages et nous emmener comme sur un manège. Cette fois-ci elle nous mène en bateau, ou plutôt en baignoire. Un beau décor ! Donc dans cette Nuit des Rois ou Ce que vous voudrez, Pascale a choisi : « Ce que vous voudrez ». Dans l’intérêt de l’illusion. Les comédiens et comédiennes sautent d’un rôle à l’autre et même à d’autres, en échangeant rapidement leurs costumes. Des costumes heureusement « tape à l’œil ». Ce qui aurait pu provoquer une grande incohérence, devient ici un grand divertissement. Pascale Berger ne possède pas de l’imagination, elle en déborde. Shakespeare en serait mort d’envie.

 

Ce n’est pas facile pour des comédiens amateurs de changer si vite de rôle. Cela demande beaucoup d’entraînement physique et de temps que les Derfflingueurs, dans leur métier de prof, n’ont pas toujours en abondance. Cela se ressent quelquefois sur la scène. Mais ils me procurent toujours plein de joie et de reconnaissance. Je ne citerai qu’une métamorphose parce qu’elle était extrême et impressionnante : le nonchalant duc Orsino quittant sa baignoire et sa magnifique robe de chambre pour se transformer en prêtre/fou (une magnifique construction sur la tête) pétillant de verve pour duper Malvolio.

Une grande recherche aussi dans la musique. À la musicienne Lena Groenewegen au piano (dans Danton à l’accordéon) s’est jointe Sylvie Roelly au violoncelle. Merci aussi à elles. Des chants anglais de la Renaissance et un hit moderne (bravo Fabrice Brécourt et les voix) ont provoqué un grand applaudissement des spectateurs.

 

De bons effets de lumière pour éclairer cette belle Nuit des Rois, un beau flyer, et voilà encore un spectacle qui, j’espère, aura ravi le public berlinois.  

 

 

Anita

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